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Ingrédients & Fournisseurs

Une lecture qui nous accompagne

A Taste of Well-Being

Sadhguru · Isha Foundation

Les recettes de la cuisine du centre Isha, éclairées par un yogi qui voit dans le repas le premier geste d'amour.

Sadhguru est un yogi et mystique indien, fondateur de la fondation Isha. Il a cette manière rare de parler du corps et de la nourriture non pas comme un régime, mais comme une science intérieure — précise, joyeuse, ancrée dans l'expérience. A Taste of Well-Being rassemble les recettes de la cuisine de son centre et les éclaire de sa vision de l'acte de manger. C'est un livre que nous gardons près de nos fourneaux : il rejoint, par un autre chemin, tout ce que nous cultivons ici.

Il ouvre l'ouvrage par une idée vertigineuse — la joie de manger comme premier degré de l'amour :

La vraie joie de manger, c'est de savoir qu'une autre vie s'apprête à devenir une part de nous — à se fondre en nous, à devenir nous. C'est le plus grand plaisir qu'un être humain connaisse : que ce qui n'est pas lui accepte de devenir lui. C'est cela que l'on appelle l'amour.

Chez lui, ce n'est pas une image. C'est une échelle continue — désir, amour, compassion, dévotion — dont le repas quotidien est le tout premier barreau, gravi trois fois par jour sans qu'on le sache. Manger devient la preuve visible que rien n'est séparé : une plante, une graine, un fruit se font homme. L'unité de l'existence, démontrée à table.

La nourriture est une information, pas seulement une matière

Sadhguru décrit chaque être vivant comme portant un programme qui transforme la matière en cette forme de vie précise. Manger, c'est accueillir ce programme et le laisser se fondre entièrement dans le nôtre. Plus l'aliment est simple et vivant — une plante, une graine, un fruit — plus il s'intègre pleinement et nous laisse légers et disponibles. C'est une manière limpide, sans aucune morale, de comprendre pourquoi le végétal nous rend clairs : il se dissout en nous sans laisser de trace.

L'énergie prânique — une grille qui rejoint l'Ayurvéda

Là où nous parlons de Sattva, de Rajas et de Tamas, Sadhguru parle de prâna — l'énergie vitale. Certains aliments sont positifs-prâniques : ils ajoutent de la vitalité (la plupart des fruits, beaucoup de légumes, l'eau vivante, le miel cru). D'autres sont neutres ; d'autres encore sollicitent davantage le système nerveux. C'est exactement notre geste : choisir, repas après repas, ce qui élève l'énergie plutôt que ce qui l'alourdit. Deux traditions, un même art.

L'aliment vivant porte l'éveil

Sadhguru observe que l'aliment vivant — cru, gorgé d'enzymes — porte une qualité d'éveil que la cuisson estompe. Il va jusqu'à dire qu'une alimentation largement vivante allège considérablement notre besoin de sommeil, tant le corps devient clair et disponible. C'est une affirmation nette, à l'image de notre propre travail sous 42 °C : garder la fève, la graine, le fruit vivants, pour que leur vitalité passe intacte dans le corps.

Le corps sait aussi se reposer de la nourriture : Sadhguru rappelle qu'il traverse, tous les quarante à quarante-huit jours, un cycle où il n'a naturellement pas besoin de manger — d'où l'Ekadashi, le jeûne du onzième jour lunaire. Non pas une privation, mais une écoute : un rituel qui apprend l'oreille à entendre ce que le corps demande déjà.

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